Caméras-piétons, un outil majeur au service de la confiance police-populations et d’une autorité de l’État restaurée.

Caméras-piétons, un outil majeur au service de la confiance police-populations et d’une autorité de l’État restaurée.

Afin de restaurer la confiance entre policiers et citoyens, ainsi que l’autorité de l’État, la caméra-piéton est un outil indispensable.

Aujourd’hui, la défiance entre populations et forces de l’ordre atteint son paroxysme. Pourtant l’uniforme est un symbole fort de la représentation de l’État et des valeurs républicaines : s’attaquer à l’uniforme, c’est clairement s’attaquer à l’État, et à travers lui, à notre vivre ensemble.

Dans le contexte de guerre médiatique que nous traversons, sans cet outil, impossible de rebâtir des conditions de travail sereines pour les policiers.

Parmi les objectifs fixés à son utilisation, la loi du 3 juin 2016 énonce cette priorité claire : « la prévention des incidents au cours des interventions ». Or tous les tests démontrent que son usage a un fort impact sur le déroulement de l’interpellation : la caméra sécurise les interventions en faisant redescendre la pression. En effet, le policier peut déclencher l’enregistrement quand il le souhaite, dans n’importe quel lieu, public ou privé – le porteur de la caméra doit prévenir son interlocuteur qu’il est filmé. De ce fait, l’individu contrôlé va se sentir en sécurité, et les risques de le voir partir dans la provocation seront réduits, car tout sera « sur la bande ».

Avec toutes les polémiques récentes d’accusations de violences et de racisme, le constat est sans appel : les forces de sécurité intérieure et tous ceux qui portent un uniforme ont perdu la guerre médiatique. La caméra-piéton, portée par le policier, le gendarme ou le sapeur-pompier, permettrait de contrer cette dernière : si les « anti-État » ont les réseaux sociaux, les forces de l’ordre auront les caméras-piétons.

La priorité consiste donc à doter les fonctionnaires de caméras de qualité pour couper court à tout débat en cas de problème ou d’accusation. À partir du moment où tout est filmé, il n’y a plus de discussion possible : les conditions et le cadre dans lesquels la force a été utilisée par les policiers sont clairement établis et avec eux, sa légitimité.

Plus qu’un outil de protection contre les attaques et les accusations de racisme à l’encontre de la police, dont le premier besoin est de se sentir respectée dans son travail, la caméra-piéton est aussi un moyen de redorer l’image de la profession, de redonner fierté et dignité à ses membres, et de susciter de nouvelles vocations.

À ce jour, la police nationale et la gendarmerie comptent 10 400 caméras-piéton, utilisées lors de contrôles d’identité, d’interpellations ou de manifestations. C’est un bon début, encore faut-il que celles-ci soient de bonne qualité. Alors qu’elles sont demandées depuis longtemps par les agents, le matériel qui leur est fourni actuellement, outre son autonomie restreinte, ne produit que de piètres images, avec un son médiocre.

De plus, les agents doivent entrer un code pour enlever la protection avant de l’enclencher. Ce sont déjà 10 minutes d’autonomie perdues, sur les 30 dont elles disposent en fonctionnement. Autant dire que nos forces de l’ordre ont tout le temps de se faire agresser… Et pas le temps de filmer.

L’utilisation des caméras ne devrait pas non plus, comme c’est le cas aujourd’hui, se traduire par une lourdeur administrative supplémentaire, avec un rapport à fournir à chaque enclenchement, ce qui réduit la fréquence des enregistrements, donc son efficacité.

En tant que leader de l’équipement des forces de l’ordre, je suis au fait des dernières technologies existantes. Et je peux certifier ici que les caméras derniers cris existent puisque nous en équipons les polices municipales : activation mains-libres de la caméra – l’enregistrement de la vidéo peut être prise en charge pendant que l’agent reste concentré sur sa mission – autonomie de 12h, soit un service complet de l’agent, vidéo de bonne qualité envoyée facilement sur un serveur qui permet de stocker, indexer, rechercher et partager des preuves numériques, de manière sécurisée avec une complète traçabilité.

Protéger ceux qui nous protègent devrait être notre seule préoccupation, quel qu’en soit le prix. Lésiner sur l’équipement, en fournissant du matériel obsolète ou qui ne fonctionne pas correctement est une mise en danger de la vie de ces hommes et de ces femmes qui ont choisi de s’impliquer pour notre protection. La crise sanitaire et sociale a prouvé la capacité des dirigeants à mobiliser des crédits au-delà des budgets existants : l’institution policière mérite cet effort financier au moins autant que la santé.

Pour les 600 derniers jours du quinquennat, notre nouveau « gouvernement de combat » semble vouloir faire de la sécurité l’une de ses priorités. Jean Castex a bien insisté sur sa préoccupation à l’égard des questions de sécurité publique lors de son discours de politique générale. Gageons que ce discours se traduira rapidement par des actes à la hauteur des besoins de notre société.

Georges KUMUCHIAN
Fondateur et dirigeant de GK Professional

LE SAVIEZ-VOUS ?

Il y a une vingtaine d’années, lors du lancement du département GK Pro Uniform, nous nous sommes inspirés des logos de la police américaine afin d’en recréer un pour estampiller nos uniformes à destination de la police municipale.

Aujourd’hui, ce logo a été unanimement et officiellement adopté par la Police Municipale pour la représenter !