Les innovations technologiques et techniques ont favorisé le développement des équipements pare-balles. Résultat, on trouve aujourd’hui des protections balistiques à tous les prix et de différents niveaux de protections.
Que vous soyez militaire, agent de police ou de gendarmerie, la fiabilité de vos équipements de protection est vitale. Aussi, le premier conseil est d’exclure le prix de vos critères de sélection. L’achat de votre équipement balistique est un investissement pour votre vie et la vie n’a pas de prix.
Le guide ultime des protections balistiques de GK vous apporte des éléments afin de sélectionner le modèle qui correspond à vos besoins.
Quels sont les niveaux de protection balistiques?
Une protection balistique, mais pas seulement
Les plaques et packs balistiques sont des équipements conçus pour protéger les organes vitaux tels que le cœur, les poumons et la cage thoracique. Composée de fibres ultra-résistantes, la protection balistique absorbe l’énergie du mouvement de la balle pour la stopper.
La fonction de leur niveau de protection, certains équipements peuvent éviter les blessures par armes blanches ou piques. Aussi, un des critères essentiels est de connaître ses caractéristiques et son degré de protection
La norme NIJ, au-delà de la conformité du gilet
Même si les équipements balistiques actuels offrent une protection élevée, ils ne sont pas tous égaux face aux armes. Mais comment le savoir ?
La norme NIJ (National Institute of Justice), outre le fait d’être une preuve de conformité, indique la fiabilité de l’équipement selon les différents calibres de munitions.
Basé sur les résultats d’évaluation, ce classement révisé en 2021 (0101.07 remplace 0101.06 même s’il faudra attendre avant de voir apparaitre les premières protections indiquant cette nouvelle norme ) comporte 5 niveaux de protection distincts:
- Les niveaux HG correspondent aux attaques par des armes de poing (Handgun).
– NIJ HG1 est le plus faible niveau qui équivaut au niveau II.
Désormais, la catégorie IIA n’a plus d’équivalence car cette protection est jugée insatisfaisante.
– NIJ HG2 correspond à IIIA, c’est-à-dire que l’équipement stoppera l’ensemble des calibres d’armes de poing du 22 LR au 44 Magnum.
- Les niveaux RF classifient les menaces de fusils (RiFle).
– NIJ RF1 signifie que la protection arrêtera les mêmes calibres que l’ancien niveau IIIA et protégera contre les ogives blindées des calibres de chasse et d’armes automatiques à l’image du niveau III.
– NIJ RF2 est le niveau intermédiaire qui vaut NIJ RF1, avec en plus une résistance au 5.56 mm M855.
– NIJ RF3 correspond au niveau IV c’est-à-dire qu’il protège des balles perforantes.
Cette classification NIJ ne donne aucune indication sur la déformation et les risques de traumatismes engendrés qui dépendent des matériaux.
Il existe d’autres normes, moins connus : SK (Allemagne), STANAG 4569 (OTAN), APR 2006(Europe)…
Plaques et packs : quelle différence ?
La confusion est fréquente lorsque l’on aborde le sujet du balistique, pourtant il est important de distinguer ces deux types de protection
Le pack balistique
Le Pack balistique (ou insert balistique) est un objet souple que l’on insert à l’avant et à l’arrière d’une housse tactique. L’ensemble des deux est ce que l’on appelle communément un gilet pare-balles. Même si les packs balistiques sont toujours plus performants, ils n’offrent une protection maximale que jusqu’au NIJ III. La protection contre les lames, piques ou pointes est quant à elle variable en fonction de la composition du gilet.
Le gilet pare-balles, en cas de pack balistiques ICW (in conjecture with) doit être obligatoirement porté avec un porte-plaques, équipé de plaques balistiques (voir ci-après).
La plaque balistique
La plaque balistique à l’inverse, est un objet lourd et rigide, destiné à être inséré dans un porte-plaques. Ces inserts sont glissés à l’avant et à l’arrière dans des poches prévues à cet effet. Ils offrent un confort d’utilisation et permettent une grande mobilité, tout en renforçant le niveau de protection du gilet. En métal (titane ou acier), en céramique ou en Kevlar, ces plaques sont recouvertes d’un revêtement stratifié ou de tissu type Cordura®. Elles constituent une protection contre les armes blanches ou les munitions de plus gros calibres. Cependant, leur utilisation augmente le poids de la protection.
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Quelle plaque choisir pour réduire les traumatismes contondants ?
Qu’est-ce qu’un traumatisme contondant ?
Une protection balistique absorbe les impacts des balles. Sous la violence du choc, l’objet se déforme et peut provoquer des dommages corporels appelés traumatismes contondants.
Si la protection balistique est fiable, il n’y aura qu’un hématome. En revanche, si elle n’est pas adaptée, cela peut aller de la côte brisée à l’écrasement d’une artère… D’où l’importance de vérifier la performance du produit et les conditions dans lesquelles la protection sera utilisée.
Les différentes matières et leur performance
Plus légères et plus résistantes, les protections balistiques sont fabriquées avec des matériaux réputés pour leur légèreté et leur résistance .
Les protections balistiques sont fabriquées avec des matériaux réputés pour leur légèreté et leur résistance
Le métal:
Considéré comme l’un des matériaux les plus performants pour réduire les traumatismes, il a néanmoins un désavantage : un risque élevé de fragmentation des projectiles ou de ricochet pouvant entrainer des lésions internes importantes.
L’acier :
C’est le matériau le plus performant pour atténuer les traumatismes contondants. En effet, il supporte les impacts multiples, c’est pour cette raison qu’il est utilisé dans les véhicules blindés.
La céramique :
Malgré une résistance balistique très élevée, la céramique n’est pas réputée pour sa capacité à réduire les traumatismes. Les fabricants l’associent à d’autres matériaux : l’aramide, du polyéthylène ou des métaux.
Le Polyéthylène (Dyneema®) :
Composé de thermoplastique, il est le plus résistant aux chocs et aux produits corrosifs. En plus d’être 15 fois plus résistant à l’abrasion que l’acier, il est 2 à 3 fois plus léger. Sa faible déformation à l’impact diminue les traumatismes et constitue un pare-lame exceptionnel.
Le Kevlar :
Cette fibre synthétique a révolutionné les protections balistiques grâce à sa robustesse et sa légèreté. Sa résistance aux charges, aux coupures, aux flammes et aux produits chimiques, en fait un matériau d’exception. L’arrivée du Kevlar XP risque d’accroître son utilisation pour la fabrication des protections car il réduit de près de 15% la déformation de la face arrière.
Comment choisir sa housse tactique ?
Au-delà de tous ces aspects techniques, choisir sa housse tactique revient à choisir un vêtement. En effet, trop petit, vous seriez gêné dans vos mouvements, et trop grand vous risqueriez d’être trop lourd. Si vous n’êtes pas sûr, il est conseillé de prendre une taille supérieure pour le gilet que vous pourrez ensuite ajuster grâce aux dispositifs de mise à la taille (ruban auto-agrippant, sangle, élastique…).
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